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La biodiversité piscicole des rivières de l’Indre
Carrefour de régions naturelles, à la limite du Bassin Parisien et du Massif Central, partagé entre la douceur du climat océanique et la rigueur du climat continental, le département de l’Indre renferme une diversité paysagère où se sont forgés au fil des millénaires plusieurs milliers de kilomètres de cours d’eau.
Des petits ruisseaux à truites aux rivières plus importantes, l’Indre possède près de 3 500 km de cours d’eau et plusieurs milliers d’étangs, environ 6 000, notamment en Brenne.
A l’exception de la Creuse et du Cher, toutes les rivières rencontrées prennent leur source dans le département, ou très proche : Fouzon, Théols, Indre, Claise, Bouzanne, Anglin.
Tous ces cours d’eau s’écoulent du Sud-Est vers le Nord-Ouest, où ils finissent par rejoindre la Loire.
On recense plus de 40 espèces de poissons, formant 3 types dominants de peuplements piscicoles :
Certaines de ces espèces sont rares à l’échelle européenne, ou très vulnérables par leur mode de vie (migrateurs, reproduction spécialisée), par leur physiologie (sensibles aux pollutions), ou encore du fait de la spécificité de leur habitat (zones humides, graviers non colmatés, …).
Il s’agit par exemple de la truite, du brochet, de la lamproie de Planer, du chabot, de la lote, de la bouvière, ou encore de poissons grands migrateurs (anguille, saumon, truite de mer, alose, lamproie marine).
Plusieurs mesures de protection ou des plans de gestion adaptés à ces espèces sensibles, sont actuellement développés dans le département : cours d’eau à migrateurs, rivières « réservées » (limite l’hydroélectricité), Directive Habitats et réseau NATURA 2000, recensement ZNIEFF (zone naturelle d’intérêt écologique, faunistique et floristique), application de la Loi Eau (protection des frayères, interdiction d’étangs en barrage de ruisseaux, normes de rejets des stations d’épuration, …), mesures agro-environnementales (bandes enherbées par exemple), …etc.
Elles complètent des programmes d’assainissement des villes et des industries, d’aménagement de rivières (Contrats Restauration et Entretien de l’Agence de l’Eau, passes à poissons), de restauration de frayères, de rypisylves, ou encore de réhabilitation de cours d’eau (dérivations d’étangs, travaux piscicoles).
Enfin, il est important de rappeler que cette richesse et cette diversité piscicole, dont bénéficie par endroits seulement le département de l’Indre, est le reflet direct de la qualité de l’eau et des milieux aquatiques à ces mêmes endroits. Des modes de gestion coordonnée, préventive et réparatrice, doivent être développés de manière plus globale à l’échelle du département pour protéger et valoriser ce patrimoine commun de la Nation, déclaré d’intérêt général. Au delà de l’intérêt naturaliste évident, cela renforcerait le cadre de vie des indriens et l’attrait touristique de ces espaces naturels pourrait ainsi être développé.